Témoignages

Politique et industrie du tabac
Roger (36 ans) - Nationalité Suisse - le 29 Juin 2005
"La plus grande prise d'otage de tous les temps !! Près d'un milliard et demi d'otages dans tous les pays du monde ! Un otage exécuté toutes les 5 secondes ! A chaque seconde un nouvel otage est capturé, au moment même où il allume sa première clope ! Une rançon phénoménale, versée par petite dose à l'achat de chaque paquet ! Une prise d'otage qui perdure depuis plus d'un siècle ! Le preneur d'otage: les compagnies de tabac ! Leur arme favorite: la cigarette ! Et surtout leur technique: l'intoxication psychologique !! Eh oui, c'est incroyable les inepties que ces compagnies ont réussi - et réussissent encore - à faire gober à près d'un tiers de l'humanité, sous le regard laxiste (complice?) des ces messieurs qui nous gouvernent, bien trop soucieux de ne pas tuer la poule aux volutes d'or. La plus belle illusion du monde, soigneusement maquillée avec ces jolis paquets colorés, avec ces briquets "fantaisie", avec cette Formule- 1 qui gagne course sur course, avec ce cow-boy posant fièrement sous un ciel crépusculaire, avec la vision de ce chameau immortalisé dans le firmament, avec ce héros romantique dans ton film préféré, avec ces points de répères que sont la pause-café, le repas, l'apéro, etc, avec ce sentiment rassurant de trouver son paquet fétiche n'importe quand et n'importe où sur terre, avec les opinions si rassurantes des autres fumeurs si "heureux" de fumer. Quel magistral tour de force que d'arriver à faire passer la dépendance à une drogue dure, addictive, meurtrière, comme un besoin aussi vital que de manger, dormir, boire ou respirer ! Et bien évidemment à faire passer le soulagement du manque pour le plus grand plaisir de l'existence ! Du PLAISIR ? Achèteriez-vous un marteau- piqueur uniquement pour le faire marcher et ressentir le PLAISIR quand le bruit s'arrête ? Ou bien achèteriez-vous des chaussures trop petites, les porter toute la journée juste pour ressentir le PLAISIR de les enlever le soir ? Attraperiez-vous une bronchite chaque semaine juste pour ressentir le PLAISIR lorqu'elle est finie ? Iriez-vous vous taper la tête contre un mur pour ressentir le PLAISIR quand ça s'arrête ? Et enfin allumeriez-vous cette clope providentielle pour ressentir le PLAISIR de mettre fin au manque qui torture votre esprit ? Mais oui, bien sûr ! Les dirigeants des compagnies de tabac ont réussi à intoxiquer notre subconscient, en nous faisant gober l'idée que nous avons besoin de fumer. Donc, le moyen le plus efficace pour couper l'herbe sous les pieds de ces fumiers, c'est...de ne plus fumer ! Faut-il rappeler qu'UN SEUL fumeur qui arrête de fumer, c'est pour les prochaines années des milliers de francs que l'industrie, mais aussi l'état, n'encaisseront jamais! Fumeurs, révoltez-vous contre la dictature que vous infligent les cigarettiers...en devenant des non-fumeurs ! "
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paula (35 ans) - Nationalité Française - le 08 Août 2007
"Je fume (fumais) depuis l'âge de 18 ans, j'en ai 35. Un paquet par jour. J'ai commencé pour faire comme les autres. Me sentir grande, mature, libre, dans le coup. Puis j'ai continué. Fumer ne m'a jamais posé de pb, je n'ai jamais eu envie d'arrêter, pensant que j'arrêterai "plus tard". Je me suis sentie très coupable lors de ma première grossesse où je n'ai réussi qu'à réduire à 5/7 cigarettes par jour. Puis j'ai arrêté quand j'ai accouché, lorsque j'étais à la clinique. Je n'avais pas envie de fumer, je n'avais pas envie de laisser mon bébé pour aller fumer. Puis, un mois plus tard, lors d'une soirée... j'ai fumé une cigarette, comme ça sans raison, sans en avoir vraiment envie. Elle m'a fait replonger aussi sec! Sept ans sont passé. Ma mère tombe malade. Cancer du poumon. Elle avait énormément fumé dans sa jeunesse, puis avait arrêté depuis l'âge de 35 ans. Elle en avait 58. On ne trouve pas de cellules malignes à la biopsie. On l'opère pour lui enlever la tumeur et on lui parle d'une chimiothérapie préventive après sa convalescence. On est très confiants, les medecins optimistes. Mais sa convalescence a été de courte durée. D'une "simple" tumeur elle est passé à un cancer généralisé foudroyant. On a eu 1 mois pour se dire adieu, pour pleurer, et rire aussi, de remercier, se dire qu'on avait eu de la chance d'être venues sur terre pour être mere et fille. Mes frères et soeurs aussi, nos enfants aussi. ça a été un mois très dur, pour elle, pour son mari pour ses efnats, pour ses petits enfants qui l'adoraient. On l'aimait tellement. Elle nous aimait tant. Pour moi, c'est une des choses les plus difficiles qui me soient arrivé: perdre ma maman, si belle si douce, si gaie, si joyeuse, si aimante. La perdre si vite... Sur son lit de mort je lui ai promis d'arrêter de fumer. Je n'y suis pas arrivée. C'était l'été dernier. Je me sentais si coupable de ne pas tenir ma promesse!! Puis je me retrouve enceinte. Et je n'arrive toujour pas à arrêter!! J'essaye l'hypnose, les patch, l'homéopathie, l'acupuncture, allen carr, le manuel de défume etc. Rien n'y fait. Je me sens comme une moins que rien. Vraiment. J'accouche. je suis à la clinique. J'ai envie de fumer, mais je n'ai pas envie de laisser mon bébé. Je me rappelle de la première fois où j'ai arrêté sans difficulté quand j'ai accouché. Je décide de "recommencer", de ressaisir cette chance. Et ça fait plus d'un mois que je n'ai pas touché une cigarette. J'ai envie, mais ce n'ai pas l'horreur. Je ne m'arrache pas les cheveux, je n'ai mal nulle part. Je sais que je ne vais pas mourir du manque. J'apprend à chaque nouvelle situation (verre avec des amis, une soirée, restaurant, diner, café le matin, pause entre deux activités, nervosité, stress...) à me passer de cigarette. Je me rend compte qu'effectivement le plus grand frain est LA PEUR. Le peur de devenir fou si on fume pas, le peur de mourir du manque; Mais non, on ne meurt pas de ne pas fumer. je le vérifie chaque jour depuis un mois et demi. Et ma vie n'est pas devenue morne et triste, sans saveur. Je commence à être fière de moi. Et j'espère que je vais continuer comme ça. Je me considère comme un alcoolique qui ne dois plus jamais reprendre un verre d'alcool de sa vie. moi, je ne dois plus jamais toucher une cigarette. Je regrette tant d'avoir commencé, je regrette tant d'avoir perdu ma mère! Mais je me dis: heureusement qu'elle avait arrêté depuis l'age de 35 ans! sinon elle serait morte bien avant. on a pu profiter d'elle un peu plus longtemps! J'espère que mes enfants pourront profiter de moi. Qu'ils n'auront pas à vivre ce que j'ai vécu. Tant de douleur! tant de tristesse! Et tout ça pour que des multinationales s'enrichissent et s'en mettent plein les poches! ils doivent quand même bien se marrer du fond de leur fauteuil en cuir ces riches messieurs, pdg de l'industrie du tabac!!!"
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Régi (31 ans) - Nationalité Belge - le 07 Mars 2006
"Bonjour,je m'appelle Régi, j'ai 31 ans. j'ai arrêté de fumer depuis maintenant 3 ans.et avait fumé pendant 11 ans. Il y a quelque chose qui m'exaspère depuis pas mal de temps. J'ai beau parcourir tous les sites, forums et livre sur la cigarette et jamais je n'ai vu qui que ce soit s'apercevoir de cette évidence? Suis-je le seul à l'avoir remarqué ? Impossible ! Alors pourquoi personne ne réagis? Car tout commence là, et si on empêche cette manipulation qui sévit depuis presque toujours, nous sauverons une immense partie des générations futures. La manipulation principal est la propagation de ces messages sur les paquets uniquement destiné à noyé le poisson. Et ces messages ne sont autres que le tabac nuit gravement à la santé ou fumer tue Ces phrases n'ont qu'un seul butNoyer le poisson. Je m'explique Ce qui nous tue, c'est l'impossibilité de nous arrêter de fumer. Et absolument pas le fait de fumer. Si nous mettions sur les steaks l'abus de viande rouge nuit gravement à la santé Cela serait tout aussi vrai ! mangez 10 steaks par jour et je ne garantis pas que vous feriez de vieux os. Mais seulement il y a une différence. Le steak on sait s'arrêter, il n'y a aucune dépendance Le danger c'est bien la dépendance et pas que cela soit dangereux ou non. le vrai message à mettre sur les paquets est la cigarette contient de la nicotine, une drogue dur vous rendant extrêmement dépendant. ou fumer rend dépendant la cigarette est une drogue dur Croyez moi il est absolument certain que les ados qui verront ce message seront bien moins tenté de fumer ! Car la drogue et la dépendance touche à leur liberté. et cela les industriels du tabac l'ont bien compris depuis le début. A chaque loi visant à réglementer la cigarette, ils sortent de leur chapeau magique l'argument message fumer tue etcdans le seul et unique but de détourner l'attention des jeunes face à la cause réel du danger ! vous savez un ado qui commence à fumer et lit sur ses paquets fumer tue se dira "et alors, si cela devient trop dangereux, j'arrêteraiet puis je ne suis pas comme les autres. J'y arriverai". Et vous ? vous saviez pertinemment que fumer était très mauvais pour la santé vous aviez sans doute vu pas mal de chose sur le sujet. Par contre,étrangement, vous n'aviez jamais entendu dire que la nicotine rendait très dépendant, qu'il s'agissait d'une drogue dur et qu'il était extrêmement difficile de s'arrêter(peut être que oui,mais vaguement par hasard, un oncle fumeur ou autre). Il faut se rendre à l'évidence après toutes nos années de tabagisme. Le problème est lié au fait que l'on ne sait plus s'arrêter, et pas que la cigarette nuit à la santé Car si ce n'était que cela et bien il nous suffit de ne plus fumer n'est ce pas ? Maintenant vous comprenez à quoi sert le message fumer nuit gravement à la santé . Dans ma jeunesse j'ai essayé beaucoup de drogue, et les seules auxquel je n'ai jamais osé toucher étaient l'héroïne et la cocaïne! et vous savez pourquoi ? tout simplement parce que je savais qu'elles provoquaient une énorme dépendance Et tout aussi idiot que j'étais, jamais je n'aurai supporté que l'ont porte atteinte à ma liberté ! un Ado tiens par dessus tout à sont indépendance et la cigarette rend précisément dépendant et prisonnier ! Et c'est cela que les cigarettier essaye par tous les moyens de cacher aux ados et ils y parviennent encore aujourd'hui parfaitement bien ! tout simplement en faisant regarder tout le monde dans la mauvaise direction au travers de leurs sois disant messages anti-tabac Si un pays se décidait à mettre la cigarette est une drogue dur, fumer rend dépendant sur leurs paquets je suis persuadé que les résultats seraient spectaculaires !! "
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delphine (35 ans) - Nationalité Française - le 19 Avril 2006
"bonjour, je désire surtout informer par ce message qu'il est possible d'arrêter de fumer. un soir devant mon ordi j'ai tapé sur un moteur de recherche : cigarette/cancer et là j'ai lu des témoignages et vu des images qui m'ont bouleversées...des centaines de témoignages anonymes qui disaient tous : ARRETEZ DE FUMER...et je me suis enfin dis " ARRETE DE REPORTER TON ARRET"...tous le temps je me disais "demain j'arrête de fumer" et ce depuis pratiquement le début de mon tabagisme (j'ai commençé au collège)...j'ai essayé , pour voir...au départ je comptais les heures et puis chaque fois que j'avais envie d'une clope je prenais un bonbon nicotine (pas un chinwg) pour m'aider à supporter ce "manque de cigarette"...et puis ensuite je me suis informée sur le net au maximum : et plus j'en apprenais plus j'avais envie de réussir mon arret...je suis donc persuadée aujourd'hui que le manque d'information concernant les mefaits du tabac dans les médias est VOLONTAIRE...en effet celà supprimerai certainement la manne financière que représente ce fléau : le tabagisme ...sachez que le manque de nicotine réapparait au bout de 20mn c'est pourquoi les fumeurs sont si vite en manque...il suffit de briser ce cercle fatidique et trés vite (au bout de quelques jours) le manque disparait et il ne reste que le manque psychologique à guérir, et c'est en fait un diaologue personnel à rétablir : arreter de fumer c'est commençer à s'aimer...et en plus ne pas engraisser l'industrie du tabac! VOUS POUVEZ AUSSI Y ARRIVER, SOYEZ EN CERTAIN...voilà plus de 6 mois que je ne maltraite plus mes poumons ! "
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Valérie (39 ans) - Nationalité Française - le 05 Octobre 2012
"Bonjour, Moi j'ai commencé vers 15-16 ans. Aujourd'hui j'en ai 39, et après plusieurs tentatives d'arrêt, là aujourd'hui je sais que c'est la bonne. J'entame mon 5ème jour de sevrage, et je n'éprouve aucun symptôme de manque, ou presque. Tout est dans la tête. Je veux voir mes enfants grandir encore et aller bien. Ces multinationales qui ont fait du pognon sur notre dos mériteraient d'être trainées en justice par toutes ces victimes que nous sommes... Mais la meilleure réponse à leur donner est peut-être notre totale abstinence..."
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natascha (35 ans) - le 20 Décembre 2012
"Voici mon témoignage sur le tabagisme au jour d'aujourd'hui. Je suis ex-fumeuse. Jusqu'à ces dernières années, j'avais arrêté de fumer pendant plus de 10 ans. J'avais quitté le tabagisme qui tue les fumeurs et les fumeuses à petit feu, avec leur consentement, sous l'influence néfastes des impitoyables fabricants d'armes de destruction massive que sont les cigarettiers. J'avais repris ma destinée en main, choisi de cesser d'avaler et de revendiquer cette fumée destructrice. Cela m'amène à une petite parenthèse à propos des cigarettiers, de leurs publicités et de ceux qui acceptent de l'argent pour les rendre visibles: J'ai été odieusement choquée de la récente attaque de publicité d'une marque de cigarettes, visant explicitement les jeunes (elle ne montrait que des jeunes gens), prônant que le fait de pas fumer n'engendrait que des malheurs tels que: la solitude de ne pas avoir d'amoureux/se, l'échec de ne pas réussir dans la vie, etc. Je ne les citerai pas mais vous les avez sûrement reconnus. Choquée toujours lors de ma visite au Paléo festival : comment les organisateurs de cet événement osent t'ils se permettre ce genre de publicité dans leur enceinte? Rien ne justifie une telle influence négative sur un si grand nombre de personne commençant à peine leur vie. Au nom de l'argent, c'est pitoyable. Ça fait mal. Et cela est valable pour tous ceux qui ont permis que cette campagne publicitaire ou toute autre au nom de la cigarette soit visible, affichée, publiée, malgré le danger mortel que fumer représente. C'est effroyable. Parenthèse terminée. À l'époque de ce premier arrêt réussit, combattre l'habitude et le manque physique fut facile. Comme point de départ, un déclic m'avait portée; j'étais devenue une non-fumeuse convaincue dès mes premiers jours d'arrêt. Ce déclic m'a permis de combattre sans effort l'aspect lié à l'arrêt que je considère le plus difficile: l'envie psychologique de fumer. Cette envie pernicieuse, je l'avais quittée par choix personnel. J'étais sûre que jamais pour rien au monde je ne recommencerais. C'est ce que je voulais pour toujours. Une conviction intime profonde malgré laquelle un soir de fête, il y a trois ans, j'ai repris une cigarette... Pourquoi après tant d'années sereines sans tabac j'ai d'un coup trouvé ça "cool" de fumer?!? Je n'ai pas compris ce qui a provoqué et installé ce revirement en moi. L'envie psychologique était revenue sans que je la reconnaisse ni que je lutte contre, au contraire. Je n'ai pas lutté non plus contre la reprise régulière et j'ai très vite recommencé à presque un paquet par jour. Le manque et l'irritabilité dès que je n'avais pas ma clope, la mauvaise volonté à l'idée d'arrêter, les mensonges sur ma quantité quotidienne, les mauvaises odeurs et haleine, la toux du fumeur, etc. faisaient à nouveau partie de mon quotidien. Ça fait 3 ans maintenant que j'ai rechuté et durant tout ce temps j'ai été partagée entre d'un côté, l'envie d'arrêter de nouveau et la culpabilité d'avoir repris ; et de l'autre côté, l'envie pernicieuse de continuer à fumer et le "je fais ce que je veux" (une vraie contradiction et un énorme mensonge à moi-même). Début 2010, j'ai arrêté durant 4 mois, tout en ayant quotidiennement envie de fumer je n'avais pas eu de vrai déclic personnel. J'ai rechuté encore, n'ayant plus le courage de cette lutte et de ce déchirement intérieur qui revenait sans cesse. Ce déclic je devais le provoquer, le chercher, le vouloir. Envers et contre la droguée en moi et ses arguments bidons. Aujourd'hui, après un long travail sur moi, cela fait deux jours que j'ai arrêté. Enfin, le déclic, non sans peine. Je pense que le plus dur pour arrêter de fumer est de reconnaître et de renoncer à l'envie psychologique; et que ce travail doit être commencé avant de s'attaquer à l'envie physique et aux habitudes. Bien que ce soit le plus difficile, ce déclic est à portée de tous. Nous sommes maîtres de nos décisions. Comme m'a dit mon frère, ex-fumeur vers qui je me suis tournée il y a quelques jours dans un moment de désespoir: "quand on veut, on peut". Ça peut paraître simpliste à lire comme ça mais je crois sincèrement qu'un de nos atouts principaux pour réussir est la volonté d'arrêter. La volonté sincère. Il me l'a rappelé et je l'en remercie. Je suis ravie. Sentir l'odorat revenir déjà après un jour, la toux s'estomper, c'est tellement motivant! Mes quelques insomnies sont dérisoires face à ce que je redeviens. Par expérience, je sais déjà que ce que je viens d'entreprendre ne m'apportera que du bon. Désormais la fierté d'avoir arrêté est bien plus forte que tout, l'envie d'arrêter m'occupe à 100%, l'autodestruction c'est terminé. Je suis prête à rester non fumeuse. À vie. Ce témoignage permettra je l'espère à au moins un/e fumeur/se de réveiller sa volonté personnelle d'arrêter de se détruire. Cette volonté peut contrer tout le reste! Elle peut nous rendre plus fort/e que l'envie insufflée par les cigarettiers, plus fort/e que la dépendance, plus fort/e et déterminé/e au point que le fait d'arrêter sera facile! Ce témoignage m'aura en tout cas permis de mettre des mots sur ma lutte intérieure et sur mes faiblesses et mes victoires et de ressentir encore plus fortement la joie d'avoir mis fin à ce calvaire que je m'auto-infligeais, en le partageant avec vous. Merci de m'avoir lue, et merci à stop-tabac.ch pour nous donner la parole et pour son travail remarquable. "
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Paul-Emile (29 ans) - Nationalité francaise - le 28 Mars 2012
"Bonjour, Je m'appelle Paul Émile, j'ai 29 ans et j'ai décidé d'arrêter de fumer depuis un mois et demi, c'était mardi 14 février 2012, jour la saint-valentin; depuis ce jour, ce n'est que du bonheur d'avoir retrouvé ma liberté d'enfant ! J'ai allumé ma première cigarette à l âge de 12 ans, résultat; cela faisait déjà plus de 17 ans que je fumais !!! Je suis issu d'une famille dont les parents sont tous deux non fumeurs et dont je suis l'aîné. Pourtant, très tôt, j'ai eu l'envie d'essayer la cigarette. Certainement pour paraître plus grand, me dire que ça allait m'aider à passer un cap de ma vie, pour vouloir faire comme les copains plus âgés, comme certains adultes de mon entourage ou héros de films, et aussi peut être pour masquer un certain mal-être... Quoi qu'il en soit, le mal était fait, je suis très vite et trop vite tombé dans cet esclavage nicotinique, dans ce fameux piège tendu par ces fumiers de fabricants de cigarettes! Maintenant, mes deux principales préoccupations en ce qui concerne le tabac, sont d'une part, de m'en sortir et surtout ne jamais reprendre une seule bouffée pour le restant de ma nouvelle vie, et d'autre part, je vais essayé de trouver le plus possible d'arguments et de façons pour éviter à ma fille, à mes futurs autres enfants et à tous les enfants et jeunes de mon entourage, de tomber dans cette grave et incontrôlable dépendance qu'engendre cette drogue qu'est le tabac! J'ai déjà pensé à les emmener voir de leurs propres yeux, des personnes malades du tabac (chose que je regrette que mes parents n'aie pas faite et que j'ai décidé de faire très prochainement), à les informer le plus possible sur les dangers du tabac (substances cancérigènes et maladies) ainsi que sur toutes les façons de penser, les habitudes, les mécanismes , les associations, les automatismes et les réflexes liés à son usage, ceci afin qu'ils disposent d'un maximum de connaissances pour arriver à déjouer les pièges qui se présenteront inévitablement à eux à un moment ou à un autre de leur vie. Maintenant, je vais tenter de vous raconter mon périlleux et épuisant parcours de fumeur. J'ai donc allumé ma première cigarette en compagnie de mon frère, âgé d'un an de mois que moi, une fin d'après midi, dans notre salle de bain, devant le miroir. Je m'en souviens comme si c'était hier et pourtant j'avais à peine 12 ans. Voici un aperçu de ce que j'ai ressenti en allumant cette clope; l'odeur de la fumée étais infecte, le goût dans la bouche immonde, j'avais les yeux rouges et je toussais déjà comme un vieillard. Bref, que des bonnes sensations, n'est-ce pas ?! Il n'empêche que cette expérience, qui fut tout ce qu'il y a de plus désagréable, ne m'empêcha pas de recommencer très vite. La dépendance s'installa en quelques semaines et j'allais très vite dépenser la totalité de mon argent de poche dans l'achat de paquets. Honte à moi, mais maintenant, avec le recul et la maturité, je peux avouer que lorsque je n'avais plus assez d'argent pour m'en acheter, je volais dans le porte feuille de ma maman pour aller voire le buraliste et ainsi pouvoir me procurer ma dose de nicotine en contre partie. Arrivé à l'âge de quatorze ans, je fumais une dizaine de cigarettes par jours, et entre la quatrième et la troisième, j'ai fais mes premières expériences avec le cannabis. Une fois entré au lycée, j'étais devenu totalement accro aux joints, je commençais à prendre quelques bangs et la liberté de pouvoir fumer dans l'enceinte du lycée et à chaque inter court m'avais conduis à pousser ma consommation de cigarettes à un paquet journalier. Je me suis également mis à consommer de l'alcool régulièrement (des bières au début et très rapidement je suis passé aux alcools fort dont le whisky), en grande quantité le weekend et même certain jours de cours. C'est entre la classe de première et de terminal que j'ai eut mon tout premier déclic de " l'idée d'avoir envie d'arrêter de fumer ". Si bien qu'un soir, par la fenêtre de ma chambre, j'ai pensé qu'en fumant une trentaine de cigarettes blondes à la suite en l'espace de quelques heures à peine, je serais dégoûté définitivement du tabac et que je n'y retoucherais jamais plus. Quelle illusion et grande déception; j'ai simplement réussi à vomir deux fois dans la nuit et à rallumer ma première cigarette de la journée dès le lendemain matin à la même heure que tous les autres jours! Je me suis alors dis que j'essayerais à nouveau d'arrêter plus tard, un jour, quand la maladie me ferait vraiment peur. Deux années étaient déjà passées depuis et j'avais obtenu mon BTS. Ma scolarité terminée, je commençai à trouver un petit job, j'étais indépendant, je me sentais mature, presque invincible, en assez bonne santé alors je décidai d'une seconde tentative pour arrêter la cigarette. Et sans l'aide de substitus nicotinique ni soutien quelconque, je suis assez facilement parvenu à ne plus fumer aucune clope. J'étais alors assez fier de moi, sauf que je me cachais une toute autre réalité; c'est que mon besoin en nicotine était toujours présent et que pour le combler, ma consommation de joints et bangs avais triplé voire quadruplé! J'étais bien avancé, je me disais ex-fumeur de cigarette alors que je fumais toujours autant de tabac mais de façons différentes. Le problème qui se posa est que la consommation excessive de cannabis cumulée à l'alcool et au tabac m'a conduis à une dés-sociabilisation totale, à la déprime, à l'angoisse, au désintéressement de toute chose, bref j'étais devenu une loque. Heureusement que j'ai eut la force d'appelé mon frère à l'aide et que mes parents m'ont proposé de revenir vivre chez eux, sans quoi je ne suis pas certain que je serais encore là aujourd'hui. Après quelques semaines de repos, je décidai de rentrer en institut psychiatrique dans le service des addictologies afin de décrocher du cannabis qui faisait partie intégrante de ma vie et qui avais fini par me rendre tellement malheureux. Au bout de deux semaines et demi de traitement, sans aucune visite, mis à l'écart de tout fumeur, les médecins m'ont réappris à vivre sans cette drogue. Ce fut un succès et je me félicite aujourd'hui de ne pas avoir retouché le moindre pétard depuis plus de huit ans! J'en ai également profité pour trouver un nouvel emploi dans lequel je m'épanoui. Par contre, peu de temps après ma sortie de l'hôpital, je me suis remis à fumer quelques cigarettes occasionnelles, qui sont très rapidement redevenues journalières, pour retrouver ma consommation d'origine, le paquet par jour, accompagné de bitures d'alcool tous les weekend et sans exception. Durant ces six dernières années, je n'ai fais qu'arrêter de fumer et reprendre; cela pouvais durer trois jours comme une semaine, un mois, plusieurs mois et mon plus long arrêt a quand même été de trois ans. J'ai eut recours aux patch, au champix, aux pastilles à sucer, mais rien n'y à finalement fait, car j'ai toujours fini par reprendre. Depuis bientôt un an, j'ai appris à réguler ma consommation d'alcool; je n'en possède déjà plus la moindre goutte à la maison et s'il m'arrive d'en consommer, c'est uniquement un verre de bon vin lors de repas de famille et même pas systématiquement! J'ai trouvé le courage de faire cet énorme pas en avant pour ma fille qui aura bientôt deux ans et plus particulièrement pour ma si merveilleuse future petite femme qui a toujours su me soutenir dans toutes les épreuves que nous avons traversées ensemble. En fin d'année 2011, j'ai malheureusement fais une grosse dépression; trois mois d'arrêt de travail, des antidépresseurs à prendre pendant six mois minimum et des rendez vous avec une psychiatre. Je m'en suis assez bien remis, mais après m'être référé a plusieurs enquêtes traitant de ce sujet, j'ai découvert que les fumeurs étaient, et en particulier ceux qui commencent à fumer depuis l'adolescence, beaucoup plus exposés à ce genre de maladies dépressives (encore merci au tabac et sa multitude de produits chimiques que l'industrie du tabac prend soin d'y administré). Enfin, au début de cette année 2012, j'étais de plus en plus fréquemment sujet à des quintes de toux, et dès mon réveil et tout au long de la journée jusqu'à mon coucher, je crachais d'immondes glaires jaunâtres, j'avais aussi de plus en plus de difficultés à respirer normalement, je dormais très mal et j'étais très vite essoufflé. Je commençais à faire le bilan des fortunes que je dépensais égoïstement pour l'achat de ces satanées cigarettes et du temps impressionnant que je gaspillais à fumer (environ 20 heures par semaine tout cumulé). L'odeur détestable du tabac froid que je traînait partout et en permanence avec moi commençais à m'écurer et à contrarier tous mes proches et mes dents ont aussi commencés à jaunir et à se tacher sérieusement. J'ai alors pris l'initiative de me rendre au centre de tabacologie et d'addictologie de ma région pour suivre des séances de groupe. Ces dernières étaient animées par une psychologue tabacologue et un médecin qui nous ont largement aidés à nous déprogrammer de la cigarette. Nous étions cinq patients et j'ai assisté aux six séances qui étaient prévues, à raison d'une par semaine. J'aurais du faire cette démarche depuis de nombreuses années, je regrette de ne pas m'être lancé avant, et c'est bête à dire, mais c'est en référence au film " le pari " que je n'ai jamais osé franchir le pas (pourtant rien à voir, c'est tellement exagéré dans ce film). Pour m'aider à arrêté de fumer, j'ai des patch à mettre pendant deux ou trois mois, je prend des pastilles à sucer (5 à 10 par jour les premières semaines et actuellement j'en suis à une ou deux). Je continue également à avoir des rendez vous réguliers avec une tabacologue du centre qui m'aide à faire le point et à m'encourager. Régulièrement et aussi souvent que je le désire et que j'en ressent le besoin, je consulte le maximum de sites internet qui traitent des sujets liés au tabac, et cela m'aide énormément dans ma démarche d'arrêt (mes favoris sont : la méthode CAT Basset et Trucs pour arrêter la cigarette). Mon bilan à ce jour est très négatif en ce qui concerne ces drogues que sont le cannabis, l'alcool et le tabac. Si j'avais épargné la totalité de l'argent que j'ai dépensé pour ces trois drogues réunies, j'aurais déjà une maison d'environ 250 000 euros! Quel gâchis!! Actuellement, je n'ai pas de signes apparents de maladies dues à mes consommations de tabac, d'alcool et de cannabis et j'espère vraiment pour moi, mais également pour ma famille et mes proches, que je n'ai pas réussi à arrêter de fumer et boire avant qu'il ne soit trop tard. Il n'est pas rare que certains cancers, notamment ceux des poumons, se manifeste 5,10 ou 15 ans après avoir arrêter de fumer. Ma conclusion: ne commencez jamais à consommer ces drogues, dissuadez autant que vous le pouvez tous vos proches qui commencent et si le mal est déjà fait, faites vous aider et n'hésitez pas à les aider. Se débarrasser d'une drogue demande certes, une volonté de fer, mais aussi de l'aide et du soutien, persistez et ne vous découragez pas, arrêtez avant qu'il soit trop tard et n'oubliez pas que les maladies et les cancers ça n'arrive pas qu'aux autres. Remerciements à mes parents, mes frères et ma sur, mes beaux-parents, belles surs et beaux frères, mes grands parents, mes médecins, ma famille et tous mes proches qui me soutiennent dans ce combat de tous les jours"
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