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Anonyme (37 ans) - le 20 Mai 2013

"Bonjour a toutes et à tous, Mon histoire avec la cigarette est commune. Je pense donc que beaucoup s'y retrouveront (sur certains aspects de mon expérience en tout cas). Fumeur depuis près de 19 ans avec des interruptions de plusieurs mois à plusieurs reprises, j'ai systématiquement repris dans des contextes de stress ou de moments conviviaux. Je suis aujourd'hui un addict en rédemption. Grand sportif pendant ma jeunesse (athlétisme, football, handball, tennis), j'ai toujours utilisé mon potentiel en allant au delà de mes limites. Tout allait bien. Mais si je me réalisais personnellement et socialement par mes performances sportives, c'est qu'elles me permettaient de combler un peu ma timidité maladive. Mais la fin de l'adolescence m'a fait découvrir un moyen beaucoup plus efficace de m'affirmer socialement: la cigarette ... qui m'a en effet offert de nombreuses et nouvelles relations. J'avais vu mon grand père mourir d'un cancer du poumon, mais j'avais trouvé le remède à mes maux: quelques francs, un paquet dans la poche d'un jean et une façon de fumer à la Gainsbourg (dixit mes nouveaux amis fumeurs). Je me sentais enfin dans le film. Je commence mes études en suivant un rythme tabagique assidu. Je tente parfois de reprendre une pratique sportive et note des difficultés de récupération, un battement cardiaque beaucoup plus élevé a l'effort et au repos. Je decouvre les premieres palpitations et les premières douleurs pulmonaires. La période des 18-25 ans me voit faire mes premiers malaises vagaux. On me parle de stress, d'hypoglycémie. Mes premiers électrocardiogrammes et holter ne révèlent rien. Je tente mollement d'arrêter de fumer et saisis la première occasion pour recommencer. Viennent ensuite les débuts professionnels, deux fois trente-cinq heures de boulot par semaine, des douleurs fortes au coeur (dans le coeur), des palpitations souvent inquitantes. Mais aucun probleme décelé par les medecins. Le stress serait la raison de mes maux. Je continue donc a fumer (puisque j'utilise la cigarette comme un antidépresseur). A trente ans, mes analyses sanguines révèlent un niveau élevé de cholesterol LDL (légèrement supérieur à la moyenne), dont je suppose qu'il est en partie d'origine héréditaire vu les scores atteints dans ma famille paternelle. Mais rien d'alarmant toujours pour les médecins. On me dit de faire attention. J'entends mais ne comprends pas. Viennent enfin les enfants, ce qui aurait du me decider à arreter. Mais un changement professionnel me donne l'excuse de fumer encore et encore pour affronter les nouveaux défis se presentant à moi. Excès de job, de cigarettes et de cafés, et d'alcool histoire de décompresser le soir venu, sans évoquer les insomnies et les repas décales à base d'acide gras satures... Impossible de faire du sport, mon coeur monte trop en régime ... Le cercle infernal... Ce n'est qu'apres avoir subi des pratiques assimilables à du harcelement moral, qui ont généré leur lot de douleurs toujours localisées au niveau du coeur, au bras gauche, au dos et plusieurs malaises vagaux - dont un au boulot - que je refais le tour des médecins. On ne décèle qu'une "discrète" plaque d'atherome - du cholesterol ldl bien fixé dans une artère d'une jambe. Rien de grave me dit-on. Apres une derniere crise, on finit par me prescrire un bêtabloquant qui a fait ses preuves contre les crises d'angoisse. Je gère alors mieux mes douleurs thoraciques qui demeurent toutefois. Je vois un chiropracteur. J'aperçois une lumière au bout du tunnel. Puis vient enfin le moment decisif. Je consulte la jeune garde reconnue de la médecine locale en cardiologie (j'avais pris mon RDV au moment des crises liees a mes difficultes professionnelles) : énième electrocardiogramme et toujours rien d'alarmant. Je suis prêt à conclure que je suis spasmophile (je ne l'ai jamais exclu). Le vrai moment décisif - quelque soit le mot que l'on mettra sur mes maux - est une phrase prononcee par ce medecin dubitatif qui aura constitué le déclic tant attendu depuis près de vingt ans : Monsieur " 100 pour 100 des trentenaires admis dans mes services sont fumeurs ..." Encore ce matin, un jeune homme de 35 ans, sans prédisposition ... deux paquets par jour ... " je vous laisse deviner la suite. Je ne fume plus depuis, cela fait un mois, les douleurs et crises s'estompent et s'espacent. Elles sont toujours la insidieuses... Je les gère en espérant que les mesures prises seront suffisantes et auront été prises à temps... Je repense à un radiologue qui m'avait dit après une radio pulmonaire réconfortante : " le bon dieu compte les paquets de clopes". J'espère qu'il n'a pas totalement raison, au moins pour mes enfants de deux et cinq ans qui méritent mieux qu'un père spasmophile, moribond ou mort. J'y crois comme jamais et entreprend une course à la vie nouvelle en ayant conscience d'un capital santé a reconstituer. Je sens que la decision est prise (je ne prendrai plus jamais une quelconque bouffee de cigarette). J'ai donc enfin decide de me responsabiliser, à savoir en faisant fi des diverses façons dont la cigarette tente de me rattraper (ma femme a repris la cigarette le jour où j'ai arrêté - c'est son droit me dit-elle !!!) et en ayant enfin pris conscience des priorités. Aide-toi et ... C'est ce que m'aura appris mon parcours avec la cigarette même si j'étais prévenu - comme nous tous - par l'experience des plus anciens... Un jour, j'aurai peut-être à nouveau confiance dans mon corps et faire que tout ca n'aura ete qu'un mauvais reve. Je pourrai peut-être bientôt l'envisager suivant les résultats du dernier examen qui m'attend : un scanner des coronaires du coeur... Quel que soit le résultat, il sera positif, sans angoisse, j'ai décidé de changer de vie - pour mes rêves d'enfant et pour les rêves de mes enfants, pour leur éviter le cauchemar. Merci a vous qui mettez l'essence de la vie en exergue et de m'avoir aider à ouvrir les yeux. François "

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Anonyme (56 ans) - Nationalité Suisse - le 15 Mai 2013

"Bonjour à tous Moi pareil que Rareba!!! Tombée malade genre grippe ensuite antibiotiques. Arrêt travail 2 semaines, arrêté de fumer direct. C'est arrivé le 30 janvier. Depuis je ne fume plus, terminé. C'était dur, j'ai pris 5 kilos. Changé mon alimentation, je fais du fitness en salle et je vais courir quand il fait beau. Que du bonheur. J'ai 56 ans, j'ai fumé pendant 43 ans, j'ai donc commencé à 13 ans et cela fait aujourd'hui 15 semaines que j'ai arrêté. Je ne vais plus jamais y toucher. Allez courage, si j'y arrive vous y arrivez aussi, y'a pas de raisons :-)"

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Anonyme - Nationalité France - le 12 Mai 2013

"Voilà j'ai 18 ans, et je pense qu'à une chose c'est arrêter de fumer . J'ai commencé en seconde comme beaucoup d'autres jeunes de mon âge mais voilà eux ne fume pas autant. Il parait que notre force mental peut nous aider à arrêter mais personnellement elle me lâche très facilement. Je suis entre 12 et 15 clopes par jour et l'approche du bac n'arrange rien. Si il y a des astuces pour en finir j'aimerai le savoir"

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rareba (33 ans) - Nationalité française - le 03 Mai 2013

"Voila enfin que je respire a nouveau depuis bientot 3 mois , j ai commencer a fumer a 12 ans jusqu a mes 33 ans c est a dire presque 21 ans mon histoire avec le tabac est fini apres de nombreuses tentavives d arret j ai reussie a battre ce fleau en fevrier 2013 car je suis tomber tres malade cela ressembler à la grippe les premiers jours donc traitement adapter a mes symptomes c est a dire toux grasse forte fievre presque 39.5 perte d appetit ect ... puis apres une semaine sans reaction de mon corps aux medicaments mon generaliste me met sous antibiotique mon etat ne s arrange toujours pas suivie de 2 autres semaine sous d autres antibiotiques je pensais que j allais y rester tellement j etais mal je n arrivais presque plus a respirer et le pire c est que je continuer a fumer un peu meme en étant malade , apres une prise de sans ils ont enfin trouver mon probleme trop de globule blanche j avais une surinfection aux poumons en allant faire ma radio des poumons j ai eu peur de ce qu ils allaient decouvrir et finalement je ne m etais pas tromper c etais une bronchopneumophatie dus à la cigarette j ai de suite arreter de fumer sans aucunes aides ni patch ni medicaments juste ma motivation , je n ai pas peur de la mort en soit mais c est la façon de mourir qui m importe donc si je peu éliminer une mort lente et douloureuse c est avec plaisir et aussi pour mes enfant de 15 ans et 9 ans qui ont besoin de moi maintenant et plus tard aussi je ne veus pas les faire souffrire et leurs imposer cette souffrance j ai maintenant arreter depuis presque 3 mois et je me sent beaucoup mieux mon infection est partit j ai eu une seconde chance et je compte bien en profiter avec ma famille mes amis et tous les gents que j aime apres mes enfants c est la meilleur chose que j ai faite bon courage a ceux qui souhaite arreter ce poison !"

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lyana (72 ans ans) - Nationalité française - le 03 Mai 2013

"aux copains (es) d'infortune, bonjour Je fume depuis l'âge de 18 ans. J'ai commencé, parce que, lorsque j'ai eu mon premier emploi... Je ne voulais pas qu'on me prennes pour une gamine si je ne faisait pas comme tout le monde ! Ce n'est pas une excuse, mais c'est LA raison qui m'a fait plonger... Au début, je n'avalais pas la fumée, mais ''une bonne âme'' m'a dit que je crapotais comme une môme ! Alors, avec quelques toux désagréables, j'ai fini par ''faire comme les grands ! A cette époque, on parlait déjà des risques de cancer, alors, pour me rassurer, je prenais des cigarettes avec filtre... et un fume-cigarette, lui aussi avec filtre qui me rendais plus ridicule ! A l'âge de 2 ans, j'ai eut la polio, et mes parents sont mort parce qu'atteint de tuberculose... Ma sur est morte, elle aussi d'une méningite tuberculeuse... Je me suis sorti à peu près de cette polio, grâce à tous ceux qui m'ont aidé, mais aussi, sans fausse modestie, par la réelle volonté dont j'ai fait preuve... Plus que le cancer, à chaque cigarette que j'allumais, j'avais toujours dans la tète cette arrière pensée du risque je prenais pour mes poumons, compte tenu de mes antécédents ! Mais, dès la première bouffée, j'oubliais ces idées noires qui partaient en fumée (si j'ose dire !) ! Et tout à continué ainsi, tout au long de ces 50 années de ce que l'on pourrait appeler de ""maltraitance sur ma santé...'' J'en suis très vite arrivée à un paquet 1/2 par jour! En vous destinant ces quelques lignes, je me demande combien de cigarettes j'ai pu allumer sans même y penser, alors que je n'en avais pas vraiment besoin, à ces moments là !... La nicotine crée le besoin, et ce sacré gestuel fait le reste, tout aussi néfaste l'un que l'autre !!! Et puis, cet hiver j'ai eut ce que les toubib appelle la bronchite du fumeur... Cela m'étonnait, je m'étais faite vaccinée, comme tous les ans contre la grippe !!! Amalgame, que ne fait-on pas en ton nom ! Quelques jours après, j'avais de grosses difficultés respiratoires... pneumologue... radio... scanner... pour apprendre que je faisais de l'emphysème... que le tabac avait tué de nombreuses alvéoles à mes deux poumons, et qu'en cas d'aggravation je pouvais craindre le pire ! Alors, dans un premier temps, est venu le moment de la réflexion... Mais apparemment, je ne réfléchissais pas vraiment puisque que pendant quelques jours, j'ai continué de fumer : moins... mais trop dans mon cas !!! Puis mon potentiel, bien affaiblit à tout de même commencé à réagir ! J'ai acheté des nicorettes... des niquitins... des trucs à sucer... je ne sais plus quoi encore ! Très péniblement, j'ai fini par descendre à 3 cigarettes par jour, bien déterminée à ce que ce soit le maximum... Mais la vie et ses emmerdes à fait que quand ça allait mal, j'ai fini par passer à 4... puis à 5 cigarettes par jour. Alors, au moment où la panique commençait à me prendre, un ami m'a parlé des cigarettes électroniques. Grace à elles, il a cessé de fumer, sans problème de manque. Voilà ma solution actuellement. J'ai contacté mon pneumologue. Je lui ai demandé son avis sur mon intention d'essayer. Cet homme ne juge pas... Il ne brandit pas la menace mortelle si on ne stoppe pas tout... Il tient compte des difficultés physiques et mentales que je ressent au bout de ces trois dernier mois... Il m'a dit que je pouvais essayer, tout en gardant à l'esprit la solution d'arrêter de fumer par la suite... C'est ce que je vais faire aussi sincèrement que possible. Si je réussi, et même si je rate, je vous expliquerais pourquoi... Les réussites comme les échecs peuvent être des leçons de vie, pour soi-même comme pour d'autres ! Cordialement Lyana "

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