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Témoignages concernant le mot clef suivant: "cannabis" (19)
Duweb
(30 ans)
- Nationalité Italienne
- le 07 Avril 2003
"J'ai commencé de fumer des clopes à 13 ans et ensuite ce qui est venu compliquer les choses c'est que j'ai aussi commencer de fumer des joints de cannabis vers 15 ans. Je n'ai jamais été un grand fumeur...moins d'un paquet par jour..voir moins d'un demi paquet. Depuis cet âge j'ai constamment fumer des clopes tous les jours à rythme irrégulier au niveau de la quantité..entre 5 et 15-20 clopes par jour..suivant les humeurs et les événements d'une vie. Par contre j'ai quotidiennement fumer des joints de cannabis entre 1 et 5 par jour..Histoire de corsé le toute je buvais beaucoup également..surtout de la bière..Aujourd'hui j'ai 30 ans et cela fait 2 ans que je suis avec ma compagne que j'aime beaucoup et qui ne fume pas...heureusement!! J'ai reussi a sensiblement diminuer ma consommation de cannabis...et aujourd'hui je ne fume presque plus de joint..De plusieurs joint par jour je suis maintenant a quelques joint par mois..mais ma consommation de clopes elle continue au même rytmne qu'avant. Par contre je ne bois plus..sauf un verre de rouge en mangeant..car j'apprécie énormement la bonne bouffe et le bon vin..mais c'est fini le temps où il fallait absolument se " bourrer la geule " le plus possible. Dernierement j'ai décidé de tous arreter..et je me rend compte que cela ne semble pas très difficile car je n'ai jamais été un grand dépendant..La clope j'y renoncerai très facilement car voila plusieurs années que je me rend compte que fumer des clopes ne sert vraiment a rien..et que peut-être une seul clopes " passe bien " par rapport à toutes les autres qui sont allumée par simple automatisme...Par contre je renoncerai moins au cannabis..qui pour moi semble m'apporter quelque chose..de " récréatif " alors que la clope même pas..Je suis dans un cercle vicieux...car les joints se fument généralement mélangé à du tabac..dès lors si je decide de ne pas fumer de tabac je dois aussi ne pas fumer de joint et du coup ne rien fumer du tout devient très difficile. J'ai essayé il y a quelques semaines de ne plus fumer de clopes..et j'ai tenu 2 bonnes semaine..Du coup je me suis dis que je pourrai continuer comme cela et que fumer du cannabis pur (sans le mélanger au tabac) pourrai être une solution. Malheureusement le faite de procéder de la sorte redonne une grande envie de refumer soit du tabac..soit des joints...Ha la la..quel bordel..!!..Enfin...je sais que je peux arriver à ne plus jamais fumer de tabac car j'ai suffisamment de volonté pour le faire..mais par contre j'ai de la peine à envisager de ne plus jamais fumer de cannabis...Dans tous les cas avis aux amateurs...ne commencez jamais de fumer quoi que ce soit..!!..En resumé nous avons tous nos faiblesses et nos vices...Tabac, cannabis, alcool..et pire toutes les autres drogues dures...et le mieux c'est vraiment de ne jamais rien commencé..et à ce titre je crois qu'un prévention plus accrue devrait être faite dans toutes les écoles.."
Paul-Emile
(29 ans)
- Nationalité francaise
- le 28 Mars 2012
"Bonjour, Je m'appelle Paul Émile, j'ai 29 ans et j'ai décidé d'arrêter de fumer depuis un mois et demi, c'était mardi 14 février 2012, jour la saint-valentin; depuis ce jour, ce n'est que du bonheur d'avoir retrouvé ma liberté d'enfant ! J'ai allumé ma première cigarette à l âge de 12 ans, résultat; cela faisait déjà plus de 17 ans que je fumais !!! Je suis issu d'une famille dont les parents sont tous deux non fumeurs et dont je suis l'aîné. Pourtant, très tôt, j'ai eu l'envie d'essayer la cigarette. Certainement pour paraître plus grand, me dire que ça allait m'aider à passer un cap de ma vie, pour vouloir faire comme les copains plus âgés, comme certains adultes de mon entourage ou héros de films, et aussi peut être pour masquer un certain mal-être... Quoi qu'il en soit, le mal était fait, je suis très vite et trop vite tombé dans cet esclavage nicotinique, dans ce fameux piège tendu par ces fumiers de fabricants de cigarettes! Maintenant, mes deux principales préoccupations en ce qui concerne le tabac, sont d'une part, de m'en sortir et surtout ne jamais reprendre une seule bouffée pour le restant de ma nouvelle vie, et d'autre part, je vais essayé de trouver le plus possible d'arguments et de façons pour éviter à ma fille, à mes futurs autres enfants et à tous les enfants et jeunes de mon entourage, de tomber dans cette grave et incontrôlable dépendance qu'engendre cette drogue qu'est le tabac! J'ai déjà pensé à les emmener voir de leurs propres yeux, des personnes malades du tabac (chose que je regrette que mes parents n'aie pas faite et que j'ai décidé de faire très prochainement), à les informer le plus possible sur les dangers du tabac (substances cancérigènes et maladies) ainsi que sur toutes les façons de penser, les habitudes, les mécanismes , les associations, les automatismes et les réflexes liés à son usage, ceci afin qu'ils disposent d'un maximum de connaissances pour arriver à déjouer les pièges qui se présenteront inévitablement à eux à un moment ou à un autre de leur vie. Maintenant, je vais tenter de vous raconter mon périlleux et épuisant parcours de fumeur. J'ai donc allumé ma première cigarette en compagnie de mon frère, âgé d'un an de mois que moi, une fin d'après midi, dans notre salle de bain, devant le miroir. Je m'en souviens comme si c'était hier et pourtant j'avais à peine 12 ans. Voici un aperçu de ce que j'ai ressenti en allumant cette clope; l'odeur de la fumée étais infecte, le goût dans la bouche immonde, j'avais les yeux rouges et je toussais déjà comme un vieillard. Bref, que des bonnes sensations, n'est-ce pas ?! Il n'empêche que cette expérience, qui fut tout ce qu'il y a de plus désagréable, ne m'empêcha pas de recommencer très vite. La dépendance s'installa en quelques semaines et j'allais très vite dépenser la totalité de mon argent de poche dans l'achat de paquets. Honte à moi, mais maintenant, avec le recul et la maturité, je peux avouer que lorsque je n'avais plus assez d'argent pour m'en acheter, je volais dans le porte feuille de ma maman pour aller voire le buraliste et ainsi pouvoir me procurer ma dose de nicotine en contre partie. Arrivé à l'âge de quatorze ans, je fumais une dizaine de cigarettes par jours, et entre la quatrième et la troisième, j'ai fais mes premières expériences avec le cannabis. Une fois entré au lycée, j'étais devenu totalement accro aux joints, je commençais à prendre quelques bangs et la liberté de pouvoir fumer dans l'enceinte du lycée et à chaque inter court m'avais conduis à pousser ma consommation de cigarettes à un paquet journalier. Je me suis également mis à consommer de l'alcool régulièrement (des bières au début et très rapidement je suis passé aux alcools fort dont le whisky), en grande quantité le weekend et même certain jours de cours. C'est entre la classe de première et de terminal que j'ai eut mon tout premier déclic de " l'idée d'avoir envie d'arrêter de fumer ". Si bien qu'un soir, par la fenêtre de ma chambre, j'ai pensé qu'en fumant une trentaine de cigarettes blondes à la suite en l'espace de quelques heures à peine, je serais dégoûté définitivement du tabac et que je n'y retoucherais jamais plus. Quelle illusion et grande déception; j'ai simplement réussi à vomir deux fois dans la nuit et à rallumer ma première cigarette de la journée dès le lendemain matin à la même heure que tous les autres jours! Je me suis alors dis que j'essayerais à nouveau d'arrêter plus tard, un jour, quand la maladie me ferait vraiment peur. Deux années étaient déjà passées depuis et j'avais obtenu mon BTS. Ma scolarité terminée, je commençai à trouver un petit job, j'étais indépendant, je me sentais mature, presque invincible, en assez bonne santé alors je décidai d'une seconde tentative pour arrêter la cigarette. Et sans l'aide de substitus nicotinique ni soutien quelconque, je suis assez facilement parvenu à ne plus fumer aucune clope. J'étais alors assez fier de moi, sauf que je me cachais une toute autre réalité; c'est que mon besoin en nicotine était toujours présent et que pour le combler, ma consommation de joints et bangs avais triplé voire quadruplé! J'étais bien avancé, je me disais ex-fumeur de cigarette alors que je fumais toujours autant de tabac mais de façons différentes. Le problème qui se posa est que la consommation excessive de cannabis cumulée à l'alcool et au tabac m'a conduis à une dés-sociabilisation totale, à la déprime, à l'angoisse, au désintéressement de toute chose, bref j'étais devenu une loque. Heureusement que j'ai eut la force d'appelé mon frère à l'aide et que mes parents m'ont proposé de revenir vivre chez eux, sans quoi je ne suis pas certain que je serais encore là aujourd'hui. Après quelques semaines de repos, je décidai de rentrer en institut psychiatrique dans le service des addictologies afin de décrocher du cannabis qui faisait partie intégrante de ma vie et qui avais fini par me rendre tellement malheureux. Au bout de deux semaines et demi de traitement, sans aucune visite, mis à l'écart de tout fumeur, les médecins m'ont réappris à vivre sans cette drogue. Ce fut un succès et je me félicite aujourd'hui de ne pas avoir retouché le moindre pétard depuis plus de huit ans! J'en ai également profité pour trouver un nouvel emploi dans lequel je m'épanoui. Par contre, peu de temps après ma sortie de l'hôpital, je me suis remis à fumer quelques cigarettes occasionnelles, qui sont très rapidement redevenues journalières, pour retrouver ma consommation d'origine, le paquet par jour, accompagné de bitures d'alcool tous les weekend et sans exception. Durant ces six dernières années, je n'ai fais qu'arrêter de fumer et reprendre; cela pouvais durer trois jours comme une semaine, un mois, plusieurs mois et mon plus long arrêt a quand même été de trois ans. J'ai eut recours aux patch, au champix, aux pastilles à sucer, mais rien n'y à finalement fait, car j'ai toujours fini par reprendre. Depuis bientôt un an, j'ai appris à réguler ma consommation d'alcool; je n'en possède déjà plus la moindre goutte à la maison et s'il m'arrive d'en consommer, c'est uniquement un verre de bon vin lors de repas de famille et même pas systématiquement! J'ai trouvé le courage de faire cet énorme pas en avant pour ma fille qui aura bientôt deux ans et plus particulièrement pour ma si merveilleuse future petite femme qui a toujours su me soutenir dans toutes les épreuves que nous avons traversées ensemble. En fin d'année 2011, j'ai malheureusement fais une grosse dépression; trois mois d'arrêt de travail, des antidépresseurs à prendre pendant six mois minimum et des rendez vous avec une psychiatre. Je m'en suis assez bien remis, mais après m'être référé a plusieurs enquêtes traitant de ce sujet, j'ai découvert que les fumeurs étaient, et en particulier ceux qui commencent à fumer depuis l'adolescence, beaucoup plus exposés à ce genre de maladies dépressives (encore merci au tabac et sa multitude de produits chimiques que l'industrie du tabac prend soin d'y administré). Enfin, au début de cette année 2012, j'étais de plus en plus fréquemment sujet à des quintes de toux, et dès mon réveil et tout au long de la journée jusqu'à mon coucher, je crachais d'immondes glaires jaunâtres, j'avais aussi de plus en plus de difficultés à respirer normalement, je dormais très mal et j'étais très vite essoufflé. Je commençais à faire le bilan des fortunes que je dépensais égoïstement pour l'achat de ces satanées cigarettes et du temps impressionnant que je gaspillais à fumer (environ 20 heures par semaine tout cumulé). L'odeur détestable du tabac froid que je traînait partout et en permanence avec moi commençais à m'écurer et à contrarier tous mes proches et mes dents ont aussi commencés à jaunir et à se tacher sérieusement. J'ai alors pris l'initiative de me rendre au centre de tabacologie et d'addictologie de ma région pour suivre des séances de groupe. Ces dernières étaient animées par une psychologue tabacologue et un médecin qui nous ont largement aidés à nous déprogrammer de la cigarette. Nous étions cinq patients et j'ai assisté aux six séances qui étaient prévues, à raison d'une par semaine. J'aurais du faire cette démarche depuis de nombreuses années, je regrette de ne pas m'être lancé avant, et c'est bête à dire, mais c'est en référence au film " le pari " que je n'ai jamais osé franchir le pas (pourtant rien à voir, c'est tellement exagéré dans ce film). Pour m'aider à arrêté de fumer, j'ai des patch à mettre pendant deux ou trois mois, je prend des pastilles à sucer (5 à 10 par jour les premières semaines et actuellement j'en suis à une ou deux). Je continue également à avoir des rendez vous réguliers avec une tabacologue du centre qui m'aide à faire le point et à m'encourager. Régulièrement et aussi souvent que je le désire et que j'en ressent le besoin, je consulte le maximum de sites internet qui traitent des sujets liés au tabac, et cela m'aide énormément dans ma démarche d'arrêt (mes favoris sont : la méthode CAT Basset et Trucs pour arrêter la cigarette). Mon bilan à ce jour est très négatif en ce qui concerne ces drogues que sont le cannabis, l'alcool et le tabac. Si j'avais épargné la totalité de l'argent que j'ai dépensé pour ces trois drogues réunies, j'aurais déjà une maison d'environ 250 000 euros! Quel gâchis!! Actuellement, je n'ai pas de signes apparents de maladies dues à mes consommations de tabac, d'alcool et de cannabis et j'espère vraiment pour moi, mais également pour ma famille et mes proches, que je n'ai pas réussi à arrêter de fumer et boire avant qu'il ne soit trop tard. Il n'est pas rare que certains cancers, notamment ceux des poumons, se manifeste 5,10 ou 15 ans après avoir arrêter de fumer. Ma conclusion: ne commencez jamais à consommer ces drogues, dissuadez autant que vous le pouvez tous vos proches qui commencent et si le mal est déjà fait, faites vous aider et n'hésitez pas à les aider. Se débarrasser d'une drogue demande certes, une volonté de fer, mais aussi de l'aide et du soutien, persistez et ne vous découragez pas, arrêtez avant qu'il soit trop tard et n'oubliez pas que les maladies et les cancers ça n'arrive pas qu'aux autres. Remerciements à mes parents, mes frères et ma sur, mes beaux-parents, belles surs et beaux frères, mes grands parents, mes médecins, ma famille et tous mes proches qui me soutiennent dans ce combat de tous les jours"
Mélisa
(25 ans)
- Nationalité Suisse
- le 18 Mai 2011
"J'ai fumé ma première cigarette à l'âge de 13 ans, avec mes grands frères. C'était bien évidemment une expérience ignoble : Malgré l'état pitoyable dans lequel ce petit tube blanc me mettait, je devais devenir fumeuse, pour montrer que j'étais à la hauteur. Petit à petit, les symptômes désagréables se sont dissipés, et je me disais simplement que j'aimais ça. Puis je suis entrée dans le groupe branché de l'école, toujours grâce à cette nouvelle amie, tout devenait possible, il suffisait que je la prenne par la main et que je l'allume. Elle me tenait compagnie quand je me sentais seule, ses belles volutes me camouflaient quand la timidité me submergeait, elle me permettait de rentrer en contact avec des inconnus très facilement Hello, je m'excuse, t'as pas du feu ? , et surtout, les mecs me regardaient comme une grande de 16 à 18 ans, je travaillais comme bergère, et là c'était juste la cata, 2pac par jour, 3-4 joints le soir pour se détendre et bières à gogo. Puis ma tendre marraine m'a appris qu'elle avait un cancer du poumon depuis déjà 2ans. À ce moment-là, il était en phase terminal, et elle avait besoin d'une aide à plein temps. 2 mois, à l'écouter essayer de respirer, tousser s'étouffer, essayer de respirer, à la regarder vomir tout ce qui avait le malheur d'aller jusqu'à son estomac, à laver ses mouchoirs pleins de sang, Puis, 37h d'hôpital où elle s'étouffait lentement, refusant tous soins, elle voulait juste que je lui tienne la main, que je reste jusqu'au bout et que je regarde ce qui m'attendait. Son sourire, suivi d'une atroce expression de douleur, son visage qui se fige. Paniquée, je plonge mon regard dans le sien, ses yeux sont vides, la petite lumière n'est plus là. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii la machine confirme ce que mon cerveau à comprit m'ai nie, elle est partie, étouffée par ce tout petit bâton innocent . Après, j'ai arrêté la clope, mais petit à petit, le cannabis prenait le dessus. Sans m'en rendre compte, j'avais remplacé une mauvaise habitude par une encore pire. Puis arrêt du cannabis, reprise du tabac, arrêt du tabacJ'avais beau voire son visage, le visage de la mort, chaque fois que j'en allumais une, pas moyen de m'arrêter totalement. Il y a un an que je ne fume plus de cannabis du tout et j'ai réussi à me fixer à 15 clopes par jours. Puis j'ai découvert ce site, et il y a 8jours que je ne fume plus du tout. Je sais c'est court, mais pour moi, c'est juste énorme ! Jamais je n'avais passé plus de 7h (le temps de dormir) sans fumer quoi que ce soit, alors 8 jours !!! C'est pas facile tout le temps, mais si à 13 ans j'ai pu convaincre mon cerveau que mon corps avait besoin de ça, je peux le persuader du contraire aujourd'hui. Et puis, je me sens libre comme jamais. Les mails de chaque jour, les astuces de ce site et les témoignages, vos témoignages m'aident à tenir ! Alors merci à tous ceux qui travaillent sur ce site et merci à tous ceux qui laissent un peu de leur expérience ici."
Anonyme
- Nationalité marocaine
- le 07 Octobre 2007
"mon témoignage est pour faire comprendre aux fumeurs de cannabis que c'est une drogue qu'on peut arrêter de consommer, d'accord c'est difficile, mais c'est possible. j'ai fumé du cannabis quotidiennement pendant 5 ans, il m'aidait à me détendre, à bosser dur, à dormir, sans parler de son effet magique au lit mais en même temps à cause du cannabis je ne frequentait plus mes amis qui ne savent pas que je fume, j'avais tout le temps peur des flics, toujours les yeux rouges... j'ai décidé d'arrêter le jour où j'ai su que mon partenaire a eu le coup de foudre pour une fille et qu'il a demandé sa main. c'etait le pire coup que je n'ai jamais eu, je voulais fumer un petard au moment où on m'a telephoné pour m'annoncer la fameuse nouvelle et je me suis dit à la lettre: non tu ne dois pas être une droguée, c'est le moment d'arreter, et j'ai arreté une bonne fois pour toute, maintenant je remercie mon ex grace à sa trahison je ne suis plus droguée"
Christophe
(40 ans)
- Nationalité Belge
- le 19 Août 2006
"Voici mon témoignage, j'espère que cela aidera au moins une personne, en ce sens que si combat il y a, c'est très long mais c'est possible: Tout a commencé quand j'avais 16 ans, pour épater mes copines, j'ai pas hésité une seule seconde: il FALLAIT que je fume (Il faut absolument expliquer aux ados que c'est le contraire qu'il faut faire). Tout de suite, j'ai commencé a fumer 10 cig. /jour et cela pendant quelques années. Avec le recul, peut être était-ce une réaction inconsciente pour compenser mes frustrations d'ados (cela aussi, il faut l'expliquer aux ados, c'est pas la solution) Vers 18-20 ans, j'étais a plus d'1 paquet par jour, cigarettes faites et tabac a rouler. J'étais déjà accro, mais je ne le savais pas et je n'en foutais Ensuite, vers 20 ans, la fac et les premiers joints (3 a 4 par semaines) + 2-3 soirées par semaines complètement ivres a l'alcool, ceci pendant 5 ans. Malgré cela, je n'ai jamais rate les 5 années de fac. 25 ans, fini la fac, entrée dans la vie professionnelle: j'ai arrête les joints, mais j'ai continue a me saouler tous les WE et fumer le tabac jusque 30 ans, la ou j'ai pris conscience du danger de la situation. J'ai donc réussi a arrêter le tabac pdt 7 ans, après 6 mois, je vous jure, j'étais dégoûte de la fumée de cig. De 30 a 37 ans, j'ai pratique le sport, c'était ma drogue a moi. Je continuais a boire... Il y a 3 ans, les signes avant-coureurs d'une dépression se sont manifestés sans que je m'en rende compte: culpabilité, angoisse, isolement, fuite de la réalité, plus envie de faire du sport. Je mets cela sur le fait que j'avait recommencé les joints au rythme de 1 a 2 par jours (4 a 8 les WE) + saoul tous les WE bien évidemment (la semaine, aucun problème pour mener a bien ma vie professionnelle)! Sans le savoir, j'allais de nouveau me rendre accro a la nicotine (car joint = tabac + cannabis), sachant que je prenais petit a petit conscience que j'étais accro psychiquement (lie a la perte de plaisir si j'arrête) au cannabis En mai 2005, suite a une prise de conscience, j'arrête les joints. A ce moment, GROSSE DEPRESSION, je passe sous traitement anti- dépresseurs (Inhibiteurs re-capture sérotonine) + suivi chez le psy tous les 15 jours. En décembre 2005, je répète les plombs (la hollande n'est pas loin) car après 7 mois de suivi, je broie toujours du noir: 2 a 3 joints par jour, saoul tous les WE, 25 a 30 cigarettes roulées par jour. En janvier 2006, comme par instinct de survie, et je pense que c'est cela qui m'a sauve la vie, j'ai été voir un psychiatre et non un psychologue (il n'y a aucune honte a cela, c'est pas parce que on va voir un psychiatre qu'on est fou). Le suivi était, et l'est toujours, beaucoup plus efficace et percutant. Il a également changé d'anti- dépresseurs (toujours des inhibiteurs de...) Ce gars a réussi, en 6 mois: - a me faire arrêter les joints (abstinents depuis un mois, j'en ai même plus envie, alors que pdt 2-3 ans, ma vie privée était centrée uniquement sur cela) - indirectement, et grâce aussi avec l'aide de mon épouse, a me motiver pour arrêter le tabac (abstinent depuis quelques jours, je sais que c'est peu, mais maintenant j'ai un moral en BETON et j'utilise la bonne méthode pour arrêter, et surtout, je sais que dans quelques mois, 3 4 ou 5 peut-être, la fumée me dégoûtera a nouveau, je serai sauvé) - indirectement toujours, a me motiver pour arrêter de me saouler (j'en suis a mon premier WE sans boire et je vous le JURE, j'en ai plus envie, j'ai remplace cela par des activités en famille et la lecture, chose que je ne faisais jamais avant) - j'envisage maintenant de recommencer le sport, je vise le marathon pour dans 1 an ou 2 Je pense qu'il ne faut jamais touche ni à la nicotine, ni au cannabis, ce sont 2 drogues qui tuent!!! Quand a l'alcool avec moderations: OK, mais pas se saouler Si un jour vous commencez, 10, 15 ou 20 ans après, vous allez souffrir très fortement, c'est certain - l'homme a un instinct de survie et vous vous rendez compte que bientôt, vous allez mourrir beaucoup trop tôt. N'arrêtez pas seul, il faut un accompagnement chez un psy (psychiatre nécessaire dans mon cas) + utiliser la bonne méthode pour arrêter tout. Pour conclure, je dirais que tout est dans la tête, et si maladie dépressive il y a, il faut se faire soigner, tout comme on se soigne quand on a une angine. Une fois le cerveau guéri, l'homme a la faculté de faire face a toutes les situations, c'est dans ses gênes PS: pour info: je suis marie depuis 13 ans, j'ai 2 enfants de 9 et 10 ans (un garçon et une fille magnifiques a cotés desquels je suis passe a coté pendant 3 ans) et je réussis dans la vie professionnelle, la seule séquelle qu'il me reste, et je sais que c'est grave, c'est mon couple qui bat de l'aile - mais cela, c'est la prochaine énigme a résoudre, il suffit de le vouloir "
Anonyme
(30 ans)
- Nationalité française
- le 04 Décembre 2012
"J'ai allumé ma première cigarette à 16 ans et ne me suis plus arrêtée pendant 13 ans. A cette conso s'ajoutait celle du cannabis.J'ai abusé de la clope et du joint pendant des années. J'ai arrêté le cannabis en 2011, après une rupture sentimentale qui a servi d'électrochoc...une fois sevrée (2 semaines difficiles) l'idée d'arrêter la cigarette a muri ...si j'avais arrété le joint je pouvais arréter la cigarette! J'ai arrêté la clope il y a 8 mois (3 premières semaines difficiles). Et voilà ce que j'avais imaginé si contraignant pendant toutes ces années, je l'ai fait "les doigts dans le nez" sans aide..et je n'en suis pas peu fière...je me dis que si j'avais su je l'aurais fait plus tôt...mais il fallu un évènement regrettable pour m'ouvrir les yeux..heureusement ce n'était ni la maladie ni la mort de quelqu'un...mais un grand amour que j'ai pas su garder..Un mal pour un bien puisqu'aujourd'hui je revis..je fais du sport (et ça les hommes aiment ;) ) j'ai retrouvé un joli teint , des dents plus blanches,une alimentation équilibrée, un poids normal,et surtout je n'ai jamais été aussi sereine! je n'ai plus du tout envie de fumer, cela ne me manque pas."
xavier
(27 ans)
- Nationalité française
- le 18 Avril 2007
"Bonjour à tous, merci pour vos témoignages très enrichissants. J'ai 27 ans et je fumais depuis déjà 10 ans. J'ai arrêté la cigarette il y a 4 ans sans aucune aide particulière tout en continunant à fumer du cannabis, jusqu'à replonger dans la clope, à la suite du décès de mon père, environ 10 à 15 cigarettes par jour. J'ai pris conscience seul de mon empoisonnement quand la cigarette du matin (presqu'au lever) m'était devenu indispensable. Ceci étant, j'aurais aimé pouvoir conserver la cigarette plaisir, au même titre que la bonne bouffe, l'alcool et le cannabis. Tout devrait être question d'équilibre. Bref, j'ai arrêté la cigarette avec l'aide des gommes Nicorette 2 mg et j'ai trouvé ça très facile. Bien sur il faut la volonté mais aussi admettre sa dépendance nicotinique. Personnellement, je suis toujours méfiant vis à vis des médicaments et autres substances non naturelles. J'avais peur de tomber dans la dépendance nicorette. Je n'ai donc pris que 3-4 gommes par jour (au contraire des 10 minimum recommandés)lorsque le manque physique était présent (chez moi il se manifeste par une forte pression au niveau de la machoire et des gencives. L'envie de fumer, le geste a complètement disparu. A partir du 2ème matin sans cigarette, j'ai commencé à mieux respirer, à sentir mon propre parfum, et c'est vraiment motivant. Conseil pour tous ceux qui veulent arrêter avec la gomme nicorette, à mon avis: ne pas prendre des nicorettes trop fortes et ne pas en prendre régulièrement en se disant j'en ai besoin. Il faut attendre le moment où votre cigarette vous manque, car il y a des cas de personnes aujourd'hui dépendantes à la nicorette, ce qui est beaucoup mieux que la cigarette mais qui reste quand même une dépendance. Bon courage à tous. "
Matteo
(26 ans)
- Nationalité suisse-italien
- le 15 Mars 2006
"Bonjour à tous ! Après avoir lu quelques témoignages forts intéressants voilà que j'ai décidé d'apporter le mien. J'ai commencé la cigarette à 14 ans sans jamais vraiment avaler la fumée (je savais pas comment). Puis à l'âge de 16 ans j'ai découvert comment il faut inspirer jusqu'aux poumons. Et là quelle horreur !!! la tête tournait et je me sentais mal, pourtant je n'ai pas arrêté ! Ce qu'on peu vraiment être bête ! A 16 ans j'ai essayé le cannabis, là de nouveau, la première fois je me suis senti hyper mal. Pourtant je ne me suis pas arrêté là ! quel idiot. Résultat dix ans de fumette ... Au début c'est en moyenne 1 à 3 joints par jour puis j'ai fini par en fumer 10-15 ! Autant vous dire que quand on en est à cette consomation on n'a pas trop le cerveau dispo pour autre choses. Surtout pas pour aller travailler ! J'étais un vrai légume qui a fait 5 fois l'aller-retour de la clinique psychiatrique. Puis un beau jour déclic ! c'était l'année de la canicule, j'avais enfin trouvé un endroit où bien faire ma thérapie. Depuis lors certes j'ai eu des rechutes, même beaucoup, et à force j'ai appris a vivre sans nicotine ni cannabis. Voilà, je peux dire sans honte que j'ai été toxicomane de la fumée en général ! on peut pas se voiler la face ! on devient très vite toxico et d'ailleurs on a pas besoin de se shooter à l'héro ou à autre chose pour en être un ! J'ai vu mon grand- père mourrir d'un cancer du poumon. Mon oncle à force de fumer clope sur clope a chopé une prostate. Ma grand-mère n'a jamais fumé pourtant elle a des problèmes aux poumons parcequ'elle a travaillé dans des granges remplies de feuilles de tabac séchées. Maintenant j'ai arrêté clope et joint et même si c'est pas tous les jours facile je sent que ça en vaut la peine ! Pour terminer j'aimerai dire à tous : arrêtons de nous voiler la face !!!! "
Claude
(31 ans)
- Nationalité Fr
- le 02 Mars 2006
"Bonjour, j'ai arrêté depuis 2 mois en partie grâce à la campagne pour essayer les chewing-gums à la nicotine... Mon problème à moi a toujours été le "Shoot" de la clope... Je ne suis pas un ancien toxico mais comme certains j'ai fumé du canabis pendant longtemps, trop longtemps. Banalisé, fumette de plaisir et de mode, on commence au lycée, on rigole en groupe, puis j'ai glissé vers ma consommation perso. On commence à fumer un pet le soir chez soi, tout seul, puis 2. On l'apprécie avec un bon bouquin ou avec un bon film, et puis le canabis devient soutien illusoire. Et on fume un peu plus, la journée, avant les cours, avant le travail... La clope et les joints se mélangent, 2 droguent qui se complètent, l'une venant assister l'autre dans le Mal. Pendant 15 ans, il n'y pas un seul jour ou je n'ai pas fumé de clopes et pas un autre ou je n'ai pas fumé de joints...Des joints avec des filtres cartons où les toxiques fumées sortantes sont tellement denses qu'elles en deviennent quasi liquides, coulant dans la gorge, brûlants et anéstésiants le tissu vivant. J'ai pris conscience des dangers du cannabis il y a environ 2 ans, j'ai arrêté complètement. Ma molesse et mon manque d'énergie devenaient par ailleurs trop insuportable. Je me suis alors retrouvé uniquement face à la cigarette. Ma dépendance physique de la clope s'axait sur le shoot. Ce shoot que le cannabis me procurait de manière plus puissant, je le retrouvais en partie avec la 1ère cigarette du matin, l'afflux massif de nicotine dans la tête. J'enlevais mes filtres pour augmenter l'effet. Finalement, je voulais que chaque cigarette de ma journée me fasse l'impact de celle du matin. Cette sensation de "plane" recherchée... Je mets volontairement tout ces termes de drogues qui sont d'habitude associés aux narcos plus dure, car j'ai compris que j'étais à mettre dans le même panier. J'ai décidé de mettre une croix définitive sur ce paradis artificiel, sur ce pseudo bien-être illusoire crée délibéremment par des savants chimistes oeuvrant pour l'industrie du tabac. Je précise que je ne suis jamais tombé au fond du trou, je n'ai jamais vraiment eu d'ennui de santé, je suis issu d'un milieu assez aisé, j'aurai pu continuer à vivre mon "plaisir" mais j'ai eu la chance d'ouvrir les yeux. La mort est là, on ne sait pas sous qu'elle forme, mais elle sera là. Sûrement le cancer, sûrement les artères, mais ça pend au nez de chaque fumeur aussi sûrement que le soleil se lèvera demain. Effectivement, il faut bien mourir de quelque-chose, mais ça ne doit pas être de ça ! Vos témoignages de souffrances en témoignent, merci à vous, personnellement, ça m'encourage... Après des petits essais d'arrêt mais surtout après beaucoup de lectures et de cheminements personnels, j'y suis et je tiendrai bon... Merci à ce site et à tous ceux qui sont derrière cet écran... Maintenant, c'est à moi d'essayer d'aider beaucoup de mes amis qui tentent d'arrêter la cigarette en s'offrant un joint chaque soir ou par semaine pour s'aider (vainement). La dissociation des 2 est impérative car ce sont 2 parfaits outils d'assimilation de nicotine et à long terme 2 magnifiques engins de mort..."
Cedric
(22 ans)
- Nationalité Française
- le 28 Juillet 2005
"Tout d'abord, bonjour à tous Je viens de découvrir ce site car je commence sérieusement à en avoir ras le bol de la clope, et je m'informe afin d'arreter. J'ai commencé à fumer à l'age de 15 ans, mais pas par la clope. A cette époque, j'étais plutôt solitaire, je souhaitais sortir plus et je ne me suis pas tourné vers les bonnes personnes. Le joint étais donc un moyen de paraître cool et branché (alors que cela avait plutôt l'effet inverse en réalité). Je ne voulais pas fumer de cigarettes, et pourtant lorsque j'étais en société fumer me manquait terriblement. C'est ainsi que j'ai commencé à fumer des cigarettes. Ce n'est pas pour rien que l'adolescence est appelé l'âge bête. Malgré les remontrances de mes parents (dont je me foutais) tous les deux non fumeurs, j'ai continué et amplifié ma consommation (de cannabis en particulier). Aujourd'hui j'ai quasiment arreté le haschisch (il m'arrive encore de fumer des joints lorsque l'on m'en propose) mais cela a eu pour effet d'augmenter considérablement le nombre de cigarettes que je fume (j'arrive presque à un paquet par jour alors que lorsque j'ai commencé je n'en fumais que quelques unes et ne pensais jamais en arriver à ce niveau...belle illusion). Dans mon cas, le lien entre cigarettes et cannabis était trés fort, et je pense que la plupart des jeunes fumeurs d'aujourd'hui sont dans ce cas. Je ne sais pas si quelquechose m'aurait empéché de commencer à l'époque car j'étais vraiment borné et stupide, mais un de mes amis m'a raconté l'histoire de son oncle, qui a commencé à fumer adolescent et lorsque son père s'en est rendu compte, il l'a obligé à fumer un paquet entier d'affilé. L'effet, compréhensible pour un fumeur débutant, fut un écoeurement total pour la clope et l'arrêt instantané. Je ne sais pas si la méthode de soigner le mal par le mal est une trés bonne idée, mais chez lui ça a fonctionné. Voila, j'espère que ce (long, j'en suis désolé) témoignage sera utile à certaines personnes. Pour conclure, si quelqu'un vous dis que le shit ou l'herbe n'est pas vraiment une drogue, que ça va vous permettre de vous lâcher et de vous intégrer, croyez en mon expérience de toxicomane, c'est tout le contraire (paranoïa en particulier, et fatigue constante) et n'oubliez pas que dans chaque splif il y a du tabac... Courage Ced"
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