Témoignages

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Le témoignage du jour

charlotte (31 ans) - Nationalité francaise - le 08 Décembre 2018
"Bonjour, alors pour raconter un peu mon parcours... j ai commencé comme beaucoup d entres vous, au collège, pour faire comme les grands. Ma mère fumait beaucoup. plus d'un paquet par jour qu'elle mettait sur le compte du travail (haut cadre). Petite avec ma soeur nous lui faisions la guerre. Au collège vers l'âge de 14 ans j ai commencé. La première est infecte mais comme le vin ou les huitres , à force on aime; sauf que la clope reste ignoble. Ce n'est autre que le cerveau qui est devenu drogué. A l'age de 20 ans ma mère me donne le livre d Allen Care, la méthode simple pour en finir avec la cigarette. Et puis avant meme d'avoir commencé ce bouquin elle me met au défi d'arrêter maintenant. j ai lu le livre , j avais atrocement envie de fumer dès qu apparaissait ce mot dans le livre, autant dire qu il y est écrit environs 1000 fois si c 'est pas plus. Bref, il ne dit que des vérités. J ai arrêté ainsi 2 ans et demi comme, ça du jour au lendemain. comme quoi c'est vraiment dans la tete. Ma mère n a jamais refumé depuis 15 ans. Puis, j ai repris peu à peu, une bouffée par ci, une latte par là. une cigarette en soirée, la fois d'après c'est 3. et on tient le discours debile:"moi, je ne fume que de temps en temps, je ne suis plus accro." mon oeil 3 mois après je refume 15 clopes par jour, les soirs de fete ça monte à quasi deux paquets. Dernièrement je fumais 1 paquet par jour et je pouvais fumer 3 clopes dans la demi heure et encore honte de dire plus. A une soirée, ou j ai fumé deux paquets, le lendemain matin un mal de tete très localisé. je suis infirmière j ai immédiatement pensé à un anévrisme ou HTAIC bref ca a été l élément déclencheur Tout ça pour dire qu il a fallu que j attende de ressentir physiquement quelque chose pour croire vraiment que ça tue. il n y a pas pourtant mieux placée que moi pour savoir et avoir vu exactement les conséquences, car il n y a pas que les cancers. je pourrais vous détailler des choses vraiment inimaginables... Ca ne fait qu une semaine que j ai arrêté mais après 15 ans de tabagisme et surtout en ayant déjà arrêté une fois, cela m a permis de comprendre qu il est plus dur de devenir fumeur, mais également que le plus dur quand on veut arrêter de fumer, c est la peur et la notion de difficulté qui est véhiculé, qui rend la tache difficile. Faites le test très simple de vous dire " allé pendant 2h je ne fume pas" aussitôt vous allez paniquer a l'idée meme du manque alors que physiquement vous n avez pas encore de manque. les trois premiers jours oui vous allez être un peu irrité, en manque; téléchargez une application ou on peut noter l 'état dans lequel on est. vous identifierais ainsi a quel moment de la journée le sevrage est le plus difficile. moi en ce qui me concerne c'était a ma pause l après midi. l 'ennuis. j avais donc associé ma pote clope à l ennuis. du coup j allais marcher et faisais des exercices de respiration. oui on dort pas très bien.. oui je pense très souvent a la cigarette mais après trois jours on y pense mais surtout on commence à se dire qu on peut s en passer. et puis vient la fierté. et oui les fumeurs nous envient les anciens fumeurs sont fiers de nous et les non fumeurs trouvent qu on a bonne mine. on nous demande si on a changé de parfum...l 'haleine on en parle? bref voila pour moi.. je sais une semaine c est le début d'une aventure ou les premiers jours du reste de ma vie plus saine Un dernier conseil meme si vous ne tenez pas, plus vous réitérez les tentatives de sevrage, plus vous prouvez à votre cerveau que vous etes le maitre seul de votre corps et que le sevrage n 'est pas si difficile. Lorsque j ai arrêté de 1 j étais jeune, donc dans ma tete , immortelle, et de 2 c 'était plus par défi avec ma mère mais sans grande conviction. je ne la remercierai jamais assez de m avoir lancé ce défis, ce qui m a permis de comprendre que je vivais très bien sans la clope. bises et courages a tous "
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